Espace Maurice Blanchot

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Actualité

Webinaire international : Traduire Maurice Blanchot

Le webinaire international organisé par Christophe Bident et Jérémie Majorel reprend avec deux séances organisées le lundi 18 novembre et le vendredi 22 novembre 2024, chaque fois de 13 heures à 15 heures, heure française.

La séance du 22 novembre est consacrée à Traduire Maurice Blanchot. « Savons-nous tout ce que nous devons aux traducteurs et, plus encore, à la traduction ? » (Blanchot, L’Amitié). Il s’agira ici de revenir sur la propre poétique et politique des traducteurs de l’écrivain, en lien ou non avec ce qu’il a pu lui-même théoriser à ce propos ici ou là (dans « Traduire » par exemple). Nous déplacerons ainsi la focale : non plus sur Blanchot penseur de la traduction, voire traducteur amateur (de Hölderlin par exemple), mais sur Blanchot traduit en diverses langues (anglais américain, japonais, persan, portugais du Brésil…), et dans cette perspective prendre un cas, une seule phrase tirée d’une de ses œuvres qui ont pu faire l’objet d’une traduction, montrer les difficultés qu’elle pose en termes de réception, d’interprétation, mais aussi de création, d’invention d’une langue qui n’est plus celle de départ, mais pas non plus tout à fait celle d’arrivée… 

Nous pourrons écouter et discuter les quatre interventions suivantes :

« ‟Il” pour la singularité impersonnelle », par Kai Gohara ;

« Traduction terminée, traduction interminable », par Zakir Paul ;

Titre à préciser, par Victória Monteiro ;

« Traduire l’impossible », par Parham Shahrjerdi.

Lien Zoom :

https://u-picardie-fr.zoom.us/j/97155740198?pwd=RqDatTj6eWjeBcIVwRbo4fF8lTkrqE.1

Webinaire international : la valeur d’usage de Maurice Blanchot

Le webinaire international organisé par Christophe Bident et Jérémie Majorel reprend avec deux séances organisées le lundi 18 novembre et le vendredi 22 novembre, chaque fois de 13 à 15 heures, heure française.

La séance du 18 novembre est consacrée à la valeur d’usage de Maurice Blanchot. Il sera question de dire comment les textes de Blanchot peuvent être lus, relus, repris, utilisés, quitte à être mal compris, transformés, déplacés, dans d’importantes interrogations intellectuelles contemporaines. L’intitulé est doublement emprunté à Marx et à Bataille. Dans une suite de textes des années 1930, qui n’ont été publiés que de façon posthume, Bataille éclairait ce qu’il nommait « la valeur d’usage de Sade » et en quoi elle dispose à une « hétérologie ». Quelle est donc, aujourd’hui, la valeur d’usage de Blanchot ?

Nous pourrons écouter et discuter les trois interventions suivantes :

Attention vulnérable, par Parham Shahrjerdi

De l’actualité de certains débats sur le messianisme – de Blanchot à Levinas, Derrida et Pelbart, par Mayara Dionizio 

Aminadab, la terre et les profondeurs végétales : un Green Blanchot, par Philippe Lynes

Lien Zoom:

https://u-picardie-fr.zoom.us/j/99041349260?pwd=Mh2U5r0NnnX4uYlci2kd8aWHwCZIA9.1

Aminadab : version manuscrite

En septembre 1942, un an environ après la sortie de la première version de Thomas l’Obscur, Maurice Blanchot, ancien journaliste politique et critique littéraire au Journal des débats, fait paraître encore sous l’Occupation son deuxième grand roman, qui s’annonce sous ce titre quelque peu énigmatique, emprunté aux poèmes de Jean de la Croix : Aminadab. On sait que le roman était en chantier depuis le début des années 1930 ; on sait également qu’à la mort de Blanchot en 2003 un certain nombre de documents provenant des archives personnelles de l’écrivain ont été acquis par la Bibliothèque Houghton de Harvard qui les a mis à la disposition des chercheurs et lancé un important programme de numérisation. Parmi les textes conservés ainsi (dont Thomas le Solitaire et Le Mythe d’Ulysse transcrits par nous et édités chez Kimé en 2022 et 2023) se trouve entre autres une version manuscrite d’Aminadab, bien antérieure au roman publié par Gallimard en 1942, et qui daterait, pour ce qui est de cet avant-dernier état du texte, selon toute vraisemblance de l’année 1941. Comportant de multiples corrections, reprises, ratures, ou suppressions, ce manuscrit inédit est plus long d’un tiers de la version du roman que l’on connaît, dont on sait l’importance capitale pour l’œuvre de Blanchot et pour la littérature moderne. Ainsi, permet-il une nouvelle entente du travail de romancier de Blanchot, de ses hésitations et ses repentirs, ses tours et ses détours, ses pas de côté et ses pas en avant, ses audaces et ses scrupules. Aminadab, roman-labyrinthe, c’est donc, et dès le début, ainsi que le confirme cette avant-dernière version du texte, un work in progress, une œuvre à venir, toujours et encore en proie au désœuvrement. C’est ce que pourront constater, qu’ils connaissent bien ou encore mal l’œuvre de Blanchot, lectrices et lecteurs de cet Aminadab, version manuscrite qui paraîtra chez Kimé dès le 18 octobre 2024.

 L’Instant de ma mort en persan

Parham Shahrjerdi vient de publier la traduction persane de L’Instant de ma mort de Maurice Blanchot, exactement trente ans après sa première parution, le 22 septembre. Cette traduction est enrichie de notes contextuelles et de réflexions profondes sur l’acte de condamner à mort, sur ce qui se joue lorsqu’on décide d’exécuter un être humain. Parham Shahrjerdi revient sur l’exécution suspendue d’un écrivain — un parmi tant d’autres — qui a été conduit au bord de la mort, qu’elle soit par un mur d’exécution ou une corde passée autour du cou. Et au dernier instant, le bourreau, le régime, la Loi choisit de retenir la mort, laissant l’homme en sursis, condamné à vivre avec l’ombre de sa mort imminente.

Cette histoire est celle de Maurice Blanchot, mais elle fait écho à celle de milliers d’Iraniens, qu’ils soient célèbres, oubliés ou anonymes, exécutés, en sursis, ou dans l’attente de leur exécution. Ce n’est pas simplement une traduction, mais une mise en perspective, une résonance entre les époques et les destins, entre la littérature et l’histoire tragique des peuples.

Dans ses écrits qui accompagnent cette traduction, Parham Shahrjerdi souligne également les événements qui ont conduit Maurice Blanchot à rompre avec les éditions Fata Morgana, refusant catégoriquement toute compromission avec l’extrême droite. À une époque où la normalisation de l’extrême droite est devenue une banalité, ces rappels s’avèrent particulièrement importants.

Parham Shahrjerdi évoque également l’hospitalité inconditionnelle de Jacques Derrida, qui a offert à ce texte de Blanchot une demeure entière, accueillant son œuvre avec une amitié fidèle et une vigilance sans faille. Cette hospitalité est bien plus qu’un simple geste d’amitié : elle incarne des valeurs d’accueil inconditionnel, des qualités dont notre époque a désespérément besoin, mais qui lui font cruellement défaut.

Pour en savoir plus et découvrir la traduction persane de L’Instant de ma mort, rendez-vous sur le site de l’éditeur Nashré Paris.

Blanchot without Blanchot 

Zakir Paul publie un article intitulé « Blanchot without Blanchot » dans une revue en ligne, Boundary 2, publiée par les Presses de l’Université de Duke. Le titre est au moins à double entente. Rappelant les phrases de Derrida au colloque international « Maurice Blanchot, récits critiques » qui, en 2003, avait suivi d’un mois la mort de Blanchot, l’article s’inscrit dans le temps infini de la disparition de l’auteur et revient sur les nombreuses interprétations et controverses dont témoigne, depuis plus de vingt ans, la réception de l’œuvre. Il s’interroge également sur la structure syntaxique du « X sans X », très utilisée par Blanchot, parfois brocardée, mais extrêmement utile, aujourd’hui encore et peut-être plus que jamais, pour comprendre la pensée et le monde au-delà des binarismes qui en réduisent singulièrement la portée. C’est, pour Zakir Paul, tenter de définir quelle peut être de nos jours « la valeur d’usage de Blanchot ».

https://read.dukeupress.edu/boundary-2/article-abstract/51/3/173/390415/Blanchot-without-Blanchot?redirectedFrom=fulltext

Bibliographie des écrits de Maurice Blanchot

Ce travail se situe dans le prolongement d’au moins trois tentatives bibliographiques antérieures, celles de Mike Holland dans la revue Gramma, 3-4 et 5 (1976), de Leslie Hill dans Blanchot : Extreme Contemporary (Routledge, 1997), et de Christophe Bident dans Maurice Blanchot : partenaire invisible (Champ Vallon, 1998), auxquelles vient donc s’ajouter la présente qui, à terme, se voudrait définitive. 

De par sa nature même encore provisoire, le travail bibliographique dont nous faisons état ici relève aussi d’un important travail collectif. Ont déjà apporté références, précisions, ou encore vérifications indispensables (selon l’ordre alphabétique) : Christophe Bident, Dario Borso, Marco Della Greca, Kevin Hart, Leslie Hill, Mike Holland, Laura Marin, Ginette Michaud, Hannes Opelz, Parham Shahrjerdi : qu’ils en soient remerciés ; et nous invitons de même tous les usagers de cet espace Maurice Blanchot — chercheurs, étudiants, lecteurs, ou simples particuliers — à bien vouloir collaborer à leur tour en faisant parvenir au comité de direction du site toute correction ou information supplémentaire éventuelles. 

Courriel: contact {@} blanchot.fr

Livres en français

Articles de journaux et de revues, contributions à ouvrages ou manifestes collectifs, préfaces…

Signatures

Correspondances personnelles

Extraits d’archives

Insomniaques

Zakir Paul publie un article intitulé Insomniacs : Vigilance in Blanchot and Levinas dans la revue French Studies (Vol. XX, N°XX, 1-18 ; https://doi.org/10.1093/fs/knae003). Il propose une belle réflexion, nécessaire, qui montre à la fois les affinités et les divergences qu’entretiennent les pensées de Blanchot et de Levinas. C’est même, semble-t-il, leur point de départ : dès Thomas l’Obscur et De l’existence à l’existant, l’insomnie est une notion majeure, nécessaire à la pratique de l’écriture pour l’un et de l’éthique pour l’autre.

« This essay argues that Blanchot and Levinas concentrate on a breach in being that threatens the constituted subject by pushing beyond its concerns towards the impersonal horror of existence. »

Deuxième séance du webinaire international Maurice Blanchot / 5 juin 2024

Cette séance sera consacrée aux travaux actuels de deux doctorants et d’un récent docteur. Chaque intervenant proposera une communication de 20 minutes, suivie d’un temps de débat.

Lien Zoom:

https://u-picardie-fr.zoom.us/j/92236169155?pwd=QWRBbVdDN0l1dld4SWVNYUdXYUJwQT09

Alex Obrigewitsch, doctorant, Université de Sussex (Royaume-Uni)

« Pas de la Lettre : Entre Autobiographie et Allothanatographie, Derrida et Blanchot »

Depuis sa première parution, Demeure de Derrida s’est imposée comme la lecture de L’Instant de ma mort de Blanchot qui fait autorité (les deux textes allant jusqu’à partager la couverture du même livre dans leur édition anglaise). Mais par quelle autorité le texte de Derrida revendique-t-il une place aussi centrale ? Par quoi s’impose-t-il et demeure-t-il ? Pas plus qu’une lettre. Cette présentation propose une contre-lecture à l’autorité de la lecture de Derrida à la lettre, en demeurant dans l’esprit errant et itinérant de la pensée de Blanchot et suivant l’exigence de l’écriture. Contestant l’attestation par Derrida du caractère autobiographique du récit de Blanchot, cette communication insiste sur le caractère nécessairement allothanatographique de L’Instant de ma mort : son écriture, comme toute écriture, reste celui d’une autre mort, de la mort d’un autre. Reprenant la lecture du texte de Blanchot derrière Derrida, cette présentation s’oriente vers la lecture du récit avant la lettre, c’est-à-dire de ce qui demeure de son écriture, attestant de l’impossibilité de dire.

Salatyiel Zue Aba’a, doctorant, Université de Picardie – Jules Verne (France)

Blanchot, Levinas, Derrida : une notion de « justice indécidable »

Pendant longtemps, Emmanuel Levinas est resté l’un des interlocuteurs privilégiés de Maurice Blanchot. Ensemble, ils ont centré leur réflexion politique sur la question du langage. Séparément, mais toujours en écho, ils ont établi des notions telles que « le neutre » et l’ « Il y a », des essais comme L’Entretien infini et Totalité et infini, avec le but de redonner un sens à un monde marqué par la terreur. À partir de 1963, les commentaires de Derrida ont donné un nouveau relief à ces rapports, en les orientant, entre autres, vers une notion de « justice indécidable ». Cette communication intervient dans le contexte d’une thèse de doctorat qui tente de penser l’exercice de la loi en lien à une pensée littéraire et philosophique et de justifier, à travers la responsabilité envers autrui, l’éthique du pouvoir qui émerge dans le langage.

Clément Willer, docteur, Université du Québec à Montréal et Université de Strasbourg

Le surgissement d’une « catastrophe » incontrôlable : une lecture des Impudents de Marguerite Duras (1943) à partir de la critique de Maurice Blanchot dans Le Journal des Débats.

La recension que livre Maurice Blanchot dans le Journal des Débats, en 1943, du premier roman de Marguerite Duras, Les Impudents, est une des premières traces de leur amitié. Les Impudents est l’histoire de Maud Taneran, jeune fille repliée dans une solitude sauvage, cherchant à échapper à un certain nombre de logiques familiales et sociales suffocantes. Sa mère la décrit comme une « catastrophe » énigmatique, incontrôlable. Revenant à la lecture de Maurice Blanchot qui en souligne la critique des aspects les plus « lugubres » de la société moderne, puisant aussi dans La Mort de la nature de l’historienne écoféministe Carolyn Merchant, il s’agira de déplier les significations anti-autoritaires et anti-patriarcales de ce premier roman. Il semble qu’on trouve en effet dans Les Impudents des prémisses de ce que Marguerite Duras nommera « refus sauvage » en 1968, expression associant une dimension que l’on peut qualifier de blanchotienne, celle du refus, et une dimension que l’on peut qualifier d’écoféministe, celle du sauvage.

Première séance du webinaire international Maurice Blanchot / 8 mars 2024 / Leslie Hill, Blanchot politique

La première séance du webinaire consacré à Maurice Blanchot a réuni 24 participants, connectés depuis l’Allemagne, l’Angleterre, le Brésil, le Canada, les États-Unis, la France et le Japon, le vendredi 8 mars 2024 à 13h.

Cette séance était consacrée au dernier livre de Leslie Hill : Blanchot politique : sur une réflexion jamais interrompue (Genève, Furor, 2020, 533 p).

Depuis son Blanchot : Extreme Contemporary, paru chez Routledge en 1997, Leslie Hill a consacré plusieurs livres à Blanchot et à des écrivains qui lui sont proches. Son Blanchot politique, écrit en français, est un événement : il renouvelle radicalement la compréhension du parcours politique de Blanchot. À rebours des lectures trop hâtives qui ont eu cours depuis quarante ans, et encore ces dernières années, avec lesquelles il entre en controverse, Leslie Hill a effectué un travail de recherche, de contextualisation et de lecture monumental, qui lui permet de mettre à jour de nouveaux éléments et de préciser ou de modifier ce que nous pensions déjà savoir. Nul ne saurait désormais parler avec un tant soit peu de sérieux de l’itinéraire politique de Blanchot sans avoir lu ce livre. En évitant tout parti pris idéologique, toute visée polémique, en revisitant toute l’œuvre – articles de presse, romans, récits, essais – Blanchot politique renouvelle notre compréhension de l’écrivain et de sa pensée. Deux tiers de l’ouvrage sont consacrés aux années 1930. Ils proposent une lecture aussi ample que détaillée, un travail patient d’historicisation et d’herméneutique, au sens le plus accompli du terme, qui vise ce que Gadamer appelle « fusion des horizons » : celui du jeune journaliste et écrivain parisien fréquentant la Jeune Droite il y a presque un siècle, celui de l’interprète aujourd’hui qui cherche à expliquer et comprendre, ce qui ne veut pas dire justifier et excuser, encore moins juger. Leslie Hill a dû surmonter pour ce faire une double difficulté : l’éloignement contextuel, surtout pour ces textes que l’auteur n’a jamais repris en volume, parus dans des journaux plus ou moins éphémères, dépendants de l’actualité nationale et internationale à laquelle ils réagissent ou qu’ils tentent d’anticiper ; le filtre polémique qui s’est surimposé devant l’accès à ces textes depuis les années 1980, entre arguments d’autorité, analyses expéditives et sentences intimidantes. Ainsi, l’Américain Jeffrey Mehlman, dans Legs de l’antisémitisme en France (Paris, Denoël, coll. « L’infini », 1984), prétend régler la question que soulève le titre de son essai en un chapitre d’une vingtaine de pages, qui se fonde uniquement sur les huit textes que Blanchot a publiés dans Combat (six en février-décembre 1936, deux en novembre-décembre 1937) et se contente de suivre à la trace une « mythologie solaire » (p. 32 et passim) que Blanchot est censé partager avec Bernanos et Thierry Maulnier… Quant au plus récent L’autre Blanchot : l’écriture de jour, l’écriture de nuit (Paris, Gallimard, coll. « Tel », 2015, 146 p.) de Michel Surya, l’essayiste affirme sans ambages : « Les textes de L’Insurgé suffiront (hebdomadaire, 42 numéros parus, du 13 janvier au 27 octobre 1937) » (p. 38).

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LANCEMENT D’UN WEBINAIRE INTERNATIONAL MAURICE BLANCHOT

Le principal objectif de ce webinaire est de rassembler et faire dialoguer les chercheurs qui, dans le monde entier, travaillent sur, avec ou à partir de l’œuvre de Blanchot. En particulier, le séminaire peut ouvrir des perspectives à des étudiants en master ou en doctorat. ll reprend en ce sens le travail qui avait été mené à l’Université Paris 7 – Denis Diderot par Christophe Bident, Jonathan Degenève et Jérémie Majorel, avec l’organisation annuelle d’une journée d’études qui, entre 2002 et 2012, avait donné lieu à 68 communications. Sa durée est de 2 heures et il aura lieu quatre fois par an.

Il est organisé par Christophe Bident, professeur des universités, membre du Centre de Recherches en Arts et Esthétique (CRAE) de l’Université de Picardie-Jules Verne, et par Jérémie Majorel, maître de conférences, habilité à diriger des recherches, membre du laboratoire Passages XX-XXI de l’Université de Lyon 2.

PREMIÈRE SÉANCE : BLANCHOT POLITIQUE, AVEC LESLIE HILL

8 mars 2024

à 7h heure de Montréal et New York, 12h heure de Londres, 13h heure de Paris, 21h heure de Tokyo…

Lien de connexion :

https://u-picardie-fr.zoom.us/j/8697149030?pwd=SE12dUtFUnJqWDZKbVZhdzd2WGM2dz09

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Appel aux communications: A Green Blanchot Revisited

Special Issue of the Oxford Literary Review 47.2, December 2025

Ed. Philippe Lynes

Since the publication of Timothy Clark’s essays, “A Green Blanchot: Impossible?” (Paragraph 30.3, 2007) and “Blanchot and the End of Nature” (Parallax 16.2, 2010), a new wave of interest in the relevance of Blanchot’s work to ecocriticism and environmental philosophy, as a sort of eco-deconstruction avant la lettre, has made itself felt. This can be read in Holly Langstaff’s Art and Technology in Maurice Blanchot (Edinburgh University Press, 2023), which demonstrates Blanchot’s ongoing importance for contemporary philosophical debates about technology, the post-human and ecological thinking, Jonathan Boulter’s Blanchot, Ecology and Contemporary Fiction: The Thought of the Disaster (Edinburgh University Press, 2023), which reads Blanchot’s idea of the disaster in relation to contemporary fiction of the United Kingdom and Ireland, as well as the German-language collection Die Apokalypse Enttäuscht: Atomtod, Klimakatastrophe, Kommunismus (eds. Alexander García-Düttmann and Marcus Quent, Diaphanes, 2023), which brings Blanchot’s 1964 essay “The Apocalypse Is Disappointing” into conversation with the climate catastrophe. Along with the recent influx of posthumous archival publications, including Thomas le Solitaire and Premiers récits (eds. Philippe Lynes and Leslie Hill, Kimé, 2022 and 2023), as well as his Notes sur Heidegger (eds. Étienne Pinat, Kimé, 2023), the work of the man who Jacques Derrida called one the three great minds of the 20th Century appears to once again be emerging from its perpetual obscurity.

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Blanchot-Studien

« Blanchot-Studien » – collection dirigée par Marco Gutjahr et Jonas Hock aux éditions Königshausen & Neumann

Depuis novembre 2023 paraît aux éditions Königshausen & Neumann (Würzburg) la première collection germanophone dédiée à Maurice Blanchot et aux études blanchotiennes.

En France, les Cahiers Maurice Blanchot ont publié des travaux sur l’œuvre blanchotienne, aux éditions Kimé les collections « Archives Maurice Blanchot » et « Corpus Blanchot » font paraître des inédits et un important Dictionnaire Maurice Blanchot est à paraître chez Classiques Garnier. En Allemagne, une grande partie de l’œuvre de Blanchot est désormais traduite, mais dans l’espace germanophone – l’un des plus importants pour Blanchot qui a, plus tôt et plus intensément que d’autres, lu Kafka et Heidegger, qui a écrit sur Hölderlin, Rilke, Broch et Thomas Mann, qui s’est imprégné des premiers romantiques allemands et s’est disputé avec Bachmann, Enzensberger, Johnson et Grass à propos de la conception d’une Revue internationale –, on manquait jusqu’à présent d’un espace d’échanges au-delà des études monographiques et des traductions d’écrits de Blanchot.

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Maurice Blanchot | La parole analytique | Samedi 10 février 2024 | Rennes

Maurice Blanchot | La parole analytique | Samedi 10 février 2024 | Rennes | 9h – 18h

Argument

« Quelle vertu accordée à la relation la plus simple : un homme qui parle et un homme qui écoute[1]. »

Maurice Blanchot fait partie des (ré)ouvreurs de langue, de ceux dont la lecture creuse continuellement l’écart avec l’usage quotidien des mots.

Cette journée, consacrée à Maurice Blanchot, tient son titre d’un chapitre de L’entretien infini, intitulé La parole analytique[2]. Elle s’inscrit dans son siècle, teinté par l’incitation systématique à parler, héritier d’une croyance dans les bienfaits de la parole ; époque dans laquelle les dispositifs de parole se multiplient sans considérer cette question : qu’est-ce que la parole[3] ? Époque bavarde, « cela veut dire : nous vivons dans un monde où il y a de la parole sans un sujet qui la parle[4] ». 

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À plusieurs titres | Christophe Bident

Mort en 2003, Maurice Blanchot a laissé une œuvre composée de treize romans et récits, vingt essais critiques et philosophiques, plusieurs opuscules à résonance autobiographique et politique. Il avait également publié des centaines d’articles littéraires et politiques qu’il n’avait pas rassemblés de son vivant dans des recueils ; plusieurs volumes ont paru ces vingt dernières années. Reste la question des archives. Si quelques échanges épistolaires ont été rendus publics, l’ensemble de la correspondance reste aujourd’hui secret. Il ne semble pas y avoir à proprement parler d’inédits, même si l’écrivain avait élaboré des travaux dont on ne sait quelle était la destination ; c’est ainsi qu’a pu paraître, en 2019, Traduire Kafka, un ensemble de traductions du Journal et de la correspondance de Kafka. Enfin, il y a les manuscrits et tapuscrits, dont la plupart permettent de mesurer l’évolution d’un texte et d’en analyser, à deux ou plusieurs stades, les variations. Enfin ? Non, car il est encore un cas très spécial, celui du premier roman et de ses versions successives.

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Colloque | Terreur et rhétorique : Giraudoux, Sartre, Blanchot

Il y a presque 80 ans, disparaissait brutalement Jean Giraudoux, dramaturge et romancier alors au faîte de sa gloire. Dans les années qui précédèrent sa mort, Sartre et Blanchot, encore jeunes auteurs, consacraient à son œuvre dans Situation I et dans Faux Pas des articles marquants où était posée la question du langage et de la confiance à lui accorder. En arrière-plan se laissaient deviner les interrogations de Paulhan exprimées à la même époque dans les Fleurs de Tarbes.
Ce colloque sera l’occasion de se demander quelle place occupe l’œuvre de Giraudoux dans ces réflexions, d’explorer ces questionnements qui conduisent Sartre et Blanchot, dialoguant avec elle mais aussi avec celle de Paulhan, à définir leur propre position face au langage.

Date :         samedi 14 octobre 2023 / 14 h – 17 h 40
                  dimanche 15 octobre 2023 / 10 h – 18 h 30

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In Memoriam Maurice Blanchot

Louise Labé fut oubliée pendant des siècles. Certains gouvernements interdisent la lecture de Salman Rushdie. Le Prix Nobel a récompensé Annie Ernaux mais oublié Virginia Woolf ou René Char. À quoi tient la notoriété des œuvres ? À leurs qualités intrinsèques, à leur impact réel, potentiel ou secret, mais pas seulement. Les circonstances qui en encadrent l’accès sont nombreuses.

Le 20 février 2003, il y a 20 ans jour pour jour, disparaissait Maurice Blanchot. Cette mort survenait quelques jours avant l’ouverture du premier colloque qui lui fut consacré en France. L’œuvre de Blanchot était alors, depuis une trentaine d’années, largement commentée. Peut-être, ces derniers temps, l’intensité critique est-elle un peu retombée. Il ne faut pas s’en inquiéter. L’œuvre demeure. Elle appelle et appellera encore de nouveaux lecteurs. Avec Thomas le solitaire, Leslie Hill et Philippe Lynes nous ont récemment offert une version initiale intégrale de Thomas l’obscur. Les traductions se multiplient. Un colloque aura bientôt lieu au Japon. In memoriam Maurice Blanchot.

Soutenance d’HDR de Jérémie Majorel

La soutenance d’Habilitation à Diriger des Recherches de Jérémie Majorel aura lieu le mardi 15 novembre à 9h, à l’Université de Picardie Jules Verne (salle D101, Tour Signal, Citadelle, 10 rue des Français Libres, 80080 Amiens).

La synthèse intitulée désir d’interprétation / interprétation du désir est accompagnée d’un inédit portant sur L’Intime et le Politique : le XXIe siècle à l’épreuve de dramaturges vivants.

Le jury est composé de :

– Christophe Bident, PR en Arts du spectacle à l’Université de Picardie Jules Verne (garant)
– Danielle Chaperon, PR de Littérature à l’Université de Lausanne (pré-rapporteuse)
– Dominique Carlat, PR de Littérature à l’Université Lumière Lyon 2
– Maxime Decout, PR de Littérature à l’Université Paris Sorbonne (pré-rapporteur)
– Julie Sermon, PR en Arts du spectacle à l’Université Lumière Lyon 2
– Christophe Triau, PR en Arts du spectacle à l’Université Paris Nanterre.

La soutenance sera suivie d’un pot, qui se tiendra dans la salle.

In memoriam Patrick Kéchichian

Patrick Kéchichian est mort le 18 octobre. Il était l’un des rares vrais journalistes littéraires encore vivants. Il est resté fidèle à l’œuvre de Blanchot, qu’il n’a jamais cessé de commenter. Membre de l’association des amis de Maurice Blanchot, il a été l’un des premiers à suggérer la possibilité d’organiser un colloque Blanchot à Cerisy. À l’occasion de la publication du  livre Reconnaissances – Antelme, Blanchot, Deleuze (Calmann-Lévy, 2003) de Christophe Bident, il l’avait sollicité pour un entretien, paru dans Le Monde des livres le 16 janvier 2004. Nous en donnons ici la version intégrale. 

Ceux qui accusent Maurice Blanchot de nihilisme témoignent surtout du leur

Soutenance de thèse

Le 21 octobre 2022 à 14h00, à Amiens, Mayara DIONIZIO soutiendra une thèse de doctorat réalisée en co-tutelle, sous la double direction de Christophe BIDENT (Professeur à l’Université de Picardie Jules Verne) et de André de Macedo DUARTE (Professeur à l’Université de Parana, Brésil).

La thèse est intitulée Les Préfigurations de la mort comme sujet : le Lazare de Blanchot.

La soutenance se déroulera pour partie en français et pour partie en portugais. Elle est publique et aura lieu en salle D101, dans la Tour Signal du site de la Citadelle, réhabilité en 2018 par Renzo Piano. 

Les autres membres de jury sont Maxime DECOUT (Professeur, Sorbonne Université), Leslie HILL (Professeur émérite, Université de Warwick, Angleterre), Jérémie MAJOREL (Maître de conférences, Université de Lyon 2), Rafael HADDOCK-LOBO (Professeur, Université Fédérale de RIo de Janeiro, Brésil), Ana KIFFER (Professeure, PUC Rio de Janeiro) et José Fernandes WEBER (Professeur, Université d’État de Londrina, Brésil).

Thomas le Solitaire

Maurice Blanchot, Thomas le Solitaire, éditions Kimé, mai 2022

À sa mort survenue le 20 février 2003, Maurice Blanchot, on le sait, a laissé derrière lui dans divers endroits un ensemble important d’objets, dont livres et photos, et de documents personnels, parmi lesquels des manuscrits, des épreuves, des notes de lecture, des traductions partielles, et des correspondances. Ceux-ci ont été largement dispersés par la suite, on le sait aussi, selon des voies hasardeuses et aléatoires. N’auraient échappé à ce sort que les papiers personnels de l’écrivain entreposés dans le pavillon de banlieue au Mesnil-Saint-Denis dans les Yvelines où il a passé les dernières années de sa vie. Après bien des détours, ces archives ont été acquises en 2015 par la Houghton Library de l’Université de Harvard qui les a mises à la disposition des chercheurs et lancé un important programme de numérisation.

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