Espace Maurice Blanchot

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Actualité

Missive Comète au Japon

En octobre 2021, le numéro 15 du bulletin des éditions Suiseisha, Missive Comète, a édité un dossier spécial sur « Blanchot pendant la deuxième guerre mondiale », avec la contribution de Shinichiro Yasuhara et cinq traducteurs, à la suite de la parution de la traduction des Chroniques littéraires du Journal des débats.

Pour Shinichiro Yasuhara, Blanchot a peut-être essayé d’accomplir la tentative de « servir de Vichy contre Vichy » en écrivant sur la littérature dans Les Journal des débats, journal aidé financièrement par le gouvernement Vichy (« Écrire en France pendant la deuxième guerre mondiale »). 

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La vie versée dans les récits | Christophe Bident

On aime souvent croire que Blanchot opposa la littérature à la vie, maintint l’œuvre dans la limite des jeux formels, méprisa l’anecdote et priva l’écrivain, à commencer par lui-même, du moindre trait biographique. Cela n’a jamais été vraiment le cas. Si Blanchot affirma que « sa vie est entièrement vouée à la littérature et au silence qui lui est propre », cela signifie aussi que la vie, à commencer par la sienne, est entièrement versée dans la littérature. Ce livre mesure les enjeux intimes, psychologiques, historiques, politiques, esthétiques et littéraires d’une telle conception. Il s’écrit comme une fiction documentée, qui propose l’histoire d’une écriture accueillant la vie tout en disposant d’elle, chez Blanchot, même chez Blanchot, et au-delà.

Chroniques littéraires au Japon

Après cinq ans de travaux, la traduction japonaise des Chroniques littéraires du Journal des débats – Avril 1941-août 1944 a paru en septembre 2021, aux éditions Suiseisha. Elle a été assurée par Kai Gohara, Hiroaki Momma, Manabu Ishikawa, Ryota Ito et Hanako Takayama. Au Japon, elle fait suite à la publication de la traduction de L’Entretien infini, en trois volumes, en 2016 et 2017. Les principaux ouvrages de Blanchot sont maintenant tous disponibles en japonais, à l’exception de L’Amitié et de deux livres fragmentaires. 

Rétrospective Hugo Santiago à la Cinémathèque française

Hugo Santiago
Du 9 au 19 décembre 2021La Cinémathèque française

Maurice Blanchot  (Hugo Santiago / France / 1998 / 57 min / Numérique)

Mercredi 15 décembre 2021, 21h00 – Salle Jean Epstein → 22h00 (57 min), Séance présentée par Christophe Bident

Argentin de Paris, c’est pourtant à Buenos Aires qu’Hugo Santiago (1939-2018) réalise son premier film, Invasión, scénarisé avec un tandem de grands écrivains, Jorge Luis Borges et Adolfo Bioy Casares. Il y invente une forme de fantastique urbain un peu lancinant, une esthétique du secret et de la conspiration qui imprègne toute son œuvre de fiction principalement tournée en France, à côté de documentaires pour la télévision. Cinéaste désormais culte, Hugo Santiago marie, dans ses films, rigueur de la mise en scène et imaginaire littéraire de l’Amérique du Sud.

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Blanchot politique | Leslie Hill

On le compte parmi les plus illustres : écrivain hors pair, critique littéraire d’une rare sensibilité et d’une influence sans égale, artisan de la déconstruction avant la lettre, penseur de la littérature dans ce qu’elle a de plus exigeant. Et pourtant plane sur l’œuvre un doute ou un soupçon, si ce n’est, selon la rumeur, un blâme ou une faute : les enga­gements politiques de l’écrivain d’avant-guerre. On le sait : entre 1931 et le mois de juillet 1940, Maurice Blanchot a mené une activité de journaliste politique dans la presse de droite, nationaliste, parfois extrémiste. Ces textes politiques d’avant-guerre, on croit les connaître, mais jusqu’ici, par embarras ou par hostilité bien-pensante, on ne les a quasiment jamais lus. Et l’on a tout autant évité de s’interroger sur le rapport entre l’œuvre du romancier et du critique littéraire et ses enga­gements politiques ultérieurs, sous l’Occupation, contre la République gaullienne, contre la guerre d’Algérie, contre l’anti­sémi­tisme, pour un certain communisme. C’est à cette tâche pourtant essentielle que s’emploie avec rigueur et pour la première fois ce Blanchot politique. En ressort un portrait plus exact et encore inédit de celui dont Georges Bataille disait qu’il était « bien l’esprit le plus original de son temps ».

Disparition de Pierre Madaule

Pierre Madaule vient de mourir, dans sa 93e année. Il aura publié l’un des tout premiers livres sur Blanchot, Une tâche sérieuse ?, chez Gallimard en 1973. Qu’une phrase ou deux de littérature puissent suffire à bouleverser une vie, Madaule en porte un témoignage exemplaire : c’est le retrait de quelques lignes lors de la réédition de L’Arrêt de mort, dont il s’aperçut, qui le marquera jusqu’à la fin de ses jours. Il restera comme envoûté par ce manquement et par tout ce qu’il signifie de l’œuvre dont il permet, en creux, l’orientation de la lecture. Une lecture parfois décriée comme monomaniaque, mais assurément singulière.
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L’hommage de Patrick Kéchichian dans le journal Le Monde

Cahiers Maurice Blanchot n° 6

Cahiers Maurice Blanchot n° 6
Point de signe plus éloquent de l’intense intérêt suscité par l’œuvre de Blanchot sur le plan international, que les divers colloques, journées de travail et autres activités qui continuent de se produire en Amérique du Sud. Nous sommes très heureux d’accueillir dans ce numéro quelques-unes des interventions lors d’un récent colloque qui s’est tenu à Santiago, et dont le thème – Écriture et Pouvoir – non seulement demeure d’une très grande pertinence pour tout lecteur de Blanchot, mais interpelle chacun de nous aujourd’hui où, partout en Europe, partout dans le monde, les relations entre politique, pouvoir et violence entrent dans une nouvelle et parfois inquiétante phase. Comment ignorer, devant les crises qui ne cessent de se multiplier, que les interrogations les plus graves suscitées par l’œuvre et la vie de Blanchot ne cessent de résonner au cœur politique de notre actualité ? Toujours dans cette perspective internationale, Jean-François Hamel commente autour d’une lettre inédite l’intérêt de Blanchot pour la révolution cubaine. Et nous ouvrons le numéro avec un ensemble précieux de lettres envoyées à François Dominique, qui éclairent un des derniers projets éditoriaux de Blanchot, et témoignent d’un engagement au nom des persécutées et contre l’oppression qui a duré jusqu’à la fin de ses jours. Dans ce numéro des Cahiers Maurice Blanchot, la question n’est pas tant d’ausculter le rapport que Blanchot entretient avec le ou la politique, que d’interroger ce qui, dans son œuvre, fait politique. Aussi, il s’avère nécessaire d’interroger le concept de politique sans le figer dans des prédicats et sans le soustraire non plus à l’histoire et aux engagements de Blanchot. Le dossier que nous présentons rend hommage à cette dimension d’événement qui porte en lui une béance irréductible que l’on peut aussi entendre comme un avènement, comme une force séminale pour la pensée et l’écriture.

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Timing Blanchot

Le 2 novembre 2018, à la Maison Française de New York University (NYU), s’est tenu un colloque intitulé « Timing Blanchot ». 

Zakir Paul et Denis Hollier, les organisateurs, ont ouvert la journée en évoquant le Blanchot des années trente et quarante. Dans la continuité du travail extrêmement juste et informé qu’il mène depuis plusieurs années, Zakir Paul, traducteur en anglais des Écrits politiques, a évoqué un Blanchot « préoccupé » par les questions de terreur et de non-violence et par le déclin spirituel de la nation française. Il s’est appuyé notamment sur ce texte étrange qu’est l’article sur Mahatma Gandhi. Sa critique fort juste des derniers opus de Surya et Nancy montre que ces derniers, comme d’autres auparavant, cherchent surtout à lire Blanchot avec leurs propres « préoccupations ». Denis Hollier s’est intéressé de très près aux Chroniques littéraires du Journal des débats. Sa lecture d’un article comme « Le silence des écrivains », où Blanchot prend en compte la difficulté d’écrire en temps de guerre et d’occupation, et tente paradoxalement d’interroger les livres qui n’ont pas paru plutôt que ceux qui ont été publiés, lui a permis de mettre en perspective d’autres chroniques, consacrées à quelques écrivains régionalistes et réalistes, et d’affirmer notamment que toute cette activité critique a pour objectif de préparer la réception de romans comme Thomas l’obscur et Aminadab. Car pour Blanchot alors, comme le formule joliment Denis Hollier, la littérature de la défaite est une défaite de la littérature.

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Disparition de Hugo Santiago

Hugo Santiago est mort, mardi 27 février.
Après avoir écrit il y a quinze ans : « Maurice Blanchot est mort », me voici contraint d’écrire : « Hugo Santiago est mort ». Et cela, paradoxalement, au moins immédiatement, a une résonance encore plus forte en moi. Hugo m’a appris à faire un film. Nous avons fait ce film sur Blanchot ensemble. Il m’a associé du début à la fin. Ce processus de création a accompagné celui de mon Partenaire invisible. Le film, le livre sont sortis la même année, il y a juste vingt ans, en 1998. Et tant d’amis, à l’un comme à l’autre, ont été associés. Il reste le magnifique auteur de Invasion. Il reste pour moi un des rares et des plus incroyables lecteurs de Blanchot. Il voyait dans les livres ce que nous ne voyons pas. Il voyait dans Le Très-Haut un roman sud-américain. Il est resté jusqu’au bout un lecteur incroyable, suivant toutes les « affaires », ayant les jugements les plus justes et les plus tranchants. Il était capable, après avoir parlé beaucoup, d’énoncer quelques mots retentissants. J’en entends beaucoup, encore. J’écrirai pour toi, viejo lobo.

Christophe Bident

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Cahiers Maurice Blanchot n° 05

« Peut-il y avoir un récit pur ? » À cette question, posée par Maurice Blanchot en 1954, celui-ci avait déjà cherché à répondre en écrivant, entre 1948 et 1953, un « triptyque » de récits : L’Arrêt de mort (1948), Au moment voulu (1951), Celui qui ne m’accompagnait pas (1953). De l’un à l’autre, la narration s’est vue progressivement allégée de « l’épaisseur romanesque » à l’intérieur de laquelle le récit s’est enfoui à l’époque moderne, et que les propres romans de Blanchot avaient alourdie parfois à outrance.
Toutefois, aller du roman au récit pour Blanchot, c’était moins épurer l’acte narratif que dégager pleinement ce qui rend cet acte imperfectible et de ce fait, interminable. Si narrer donne lieu à un mouvement que le roman ne maîtrisait pas et ne pouvait que subir, ce mouvement représente pour le récit un seul et unique événement, qu’il a pour tâche de rendre présent en le racontant. Tâche vouée à l’échec, mais qui se renouvelle sans cesse, et à laquelle le « pas de récit, plus jamais », proféré au tournant même qui rendait au récit ses pleins droits, ne met pas fin, la proclamant au contraire dans toute sa pérennité.

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Maurice Blanchot | Colloque de Genève

parution le 15 octobre 2017

Maurice Blanchot
Colloque de Genève

Le colloque Maurice Blanchot, « La littérature encore une fois », s’est tenu à la Comédie de Genève les 17, 18, 19 et 20 mai 2017. Il a été organisé par les Éditions Furor et par l’Association des amis de Maurice Blanchot. Aux textes des interventions réunis dans ce livre s’ajoutent, en aparté, un entretien avec Benoît Jacquot et des impromptus sur son film, réalisé en 1970, intitulé « Lecture du chapitre X de Thomas l’Obscur de Maurice Blanchot ».

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Colloque « La littérature encore une fois »

Maurice Blanchot

« La littérature encore une fois »

Colloque international

17-20 mai 2017
Éditions Furor & Association des amis de Maurice Blanchot

La Comédie de Genève6, boulevard des Philosophes, Genève

– Cette idée, tant de fois proposée et toujours déplacée, c’est que dans la littérature se jouerait quelque affirmation irréductible à tout processus unificateur, ne se laissant pas unifier et elle-même n’unifiant pas, ne provoquant pas à l’unité. C’est pourquoi nous ne pouvons la saisir que par le biais d’une suite de négations, car c’est toujours en termes d’unité que la pensée, à un certain niveau, compose ses références positives. C’est pourquoi aussi la littérature n’est pas vraiment identifiable, si elle est faite pour décevoir toute identité et pour tromper la compréhension comme pouvoir d’identifier. Qu’à côté de toutes les formes de langage où se construit et se parle le tout, parole d’univers, parole du savoir, du travail et du salut, il faille pressentir une tout autre parole libérant la pensée d’être toujours seulement pensée en vue de l’unité, voilà donc ce qui peut-être nous resterait encore au fond du creuset.
– Du moins momentanément.

Maurice Blanchot

Organisation
Christophe Bident, Jonathan Degenève, Leslie Hill, Sabine Kaufmann, Hervé Loichemol, Jérémie Majorel, Parham Shahrjerdi, Daniel Wilhem.

Plaquette de présentation
Présentation sur le site des Editions Furor

Cahiers Maurice Blanchot n° 04

Le quatrième Cahier Maurice Blanchot présente deux dossiers importants. Premièrement, renouvelant une collaboration qui remonte jusqu’aux années Gramma, Christian Limousin et Michael Holland ont réuni plusieurs études au sujet des relations d’amitié qui se sont tissées entre Maurice Blanchot et Georges Bataille à partir de leur rencontre en 1940. Cette amitié est devenue un poncif de l’histoire littéraire du xxe siècle en France, au mépris souvent des réalités qui en ont fait, contre toute épreuve, un des plus grands foyers d’activité intellectuelle que ce siècle aura connu. Interrogeant les divers aspects qui caractérisent les relations entre les deux écrivains (autorité, amitié, communauté, expérience), les abordant à la lumière des appartenances et des fidélités qui leur étaient communes, les auteurs du dossier offrent une perspective rigoureusement internationale sur un sujet qui en France tend depuis un certain temps à se figer en s’appauvrissant. Théorique, critique mais aussi littéraire, ce dossier pose les jalons d’une lecture digne des rapports entre deux grands écrivains qui, comme le montre notre second dossier, ne cessent d’interroger notre actualité. En conclusion de ce dossier nous proposons une deuxième livraison de notre rubrique « L’Archive introuvable », consacrée aux correspondances de Blanchot et de Bataille au sujet du deuxième numéro de la revue Actualité, qui finalement n’a pas paru.

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Les archives de Maurice Blanchot

L’intégralité des archives de Maurice Blanchot qui se trouvait dans sa maison du Mesnil Saint-Denis, où il résida durant les quarante dernières années de sa vie, est désormais déposée à la bibliothèque universitaire de Harvard. Intégralité : on y trouve aussi bien des manuscrits que des correspondances et des bulletins de santé. Si le cheminement de ces archives est encore flou, on doit à la persévérance et aux moyens de Harvard que ces archives n’aient pas été dispersées, perdues ou brûlées. On rappellera ici que Harvard avait déjà acheté il y a quelques années le tapuscrit intégral, corrigé de la main de Blanchot, de L’Entretien infini.
Mieux : ces archives sont librement accessibles à tout chercheur.
On peut s’interroger sur l’indécence de cette vente intégrale et de cette mise à disposition de documents à caractère privé, que certains auteurs n’auraient certainement pas souhaité voir ainsi communiqués. On peut aussi se demander ce qui va advenir de la collection ouverte aux éditions Kimé intitulées « Archives Maurice Blanchot ». On peut encore plaider pour la constitution d’un comité scientifique international qui pourrait organiser une publication cohérente et informée.
Mais il faut évidemment se réjouir que ces archives soient désormais accessibles aux chercheurs, aux curieux, aux passionnés de cette œuvre. Le partenaire y perdra quelques zones d’invisibilité… sans que l’œuvre cesse de ménager son secret.

Cahiers Maurice Blanchot n° 03

Le présent Cahier vise à accompagner la Journée d’études consacrée à deux grands lecteurs de Maurice Blanchot : Philippe Lacoue-Labarthe et Jean-Luc Nancy. En publiant ici même les textes de cette journée, nous souhaitons poursuivre la réflexion et faire se dialoguer ensemble des auteurs, spécialistes ou non de Blanchot, pour qui cette œuvre ne cesse de tracer un chemin infatigable au travers une multitudes d’expérience de pensée. Selon l’impact que nous lui connaissons, l’œuvre de Maurice Blanchot suscite aujourd’hui un indéniable intérêt qui n’est pas sans soulever quelques polémiques dominées par ce qu’il est convenu d’appeler le passé politique de Blanchot. Nouvelle donne, nouveaux soubresauts. Le passé politique de Blanchot n’en finit pas de revenir sur le tapis. Réponse, questionnement ou sollicitation ? La réflexion ne saurait certes se poser dans les termes qui sont ceux d’une soi-disant œuvre de vérité historique. Non que les arguments déployés ici et là ne puissent s’ordonner en une indéniable logique historique, mais cette logique ne peut prétendre détenir les clés d’un supposé verdict, à la fois juste et définitif.

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Cahiers Maurice Blanchot n° 02

Le second numéro des Cahiers Maurice Blanchot s’ouvre sur un long hommage à Monique Antelme, rendu par ses amis. Celle qui fut la présidente de l’association qui créa ces Cahiers fut surtout la seule amie intellectuelle qui côtoya Maurice Blanchot jusqu’à sa mort, la seule à assurer le lien depuis que Blanchot s’était retiré en banlieue parisienne dans les années 1970. Sont rassemblés dans ces Cahiers des témoignages de Danielle Cohen-Levinas, Jean-Luc Nancy, Maurice Nadeau, ou encore de Michel Deguy et de Daniel Dobbels, dix-huit au total. On trouve aussi dans ce numéro un dossier sur « Blanchot et les questions juives », des études et des notes de lecture.

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Giuseppe Zuccarino, Il farsi della scrittura

Giuseppe Zuccarino, Il farsi della scrittura, Milano, Mimesis, 2012 (147 pp.)

Le dernier livre de Giuseppe Zuccarino – critique et traducteur italien de Mallarmé, Bataille, Klossowski, Blanchot, Caillois et Barthes – réunit une série d’études sur différents auteurs qui, d’une manière ou d’une autre, ont questionné le travail de l’écriture, en cherchant dans leur œuvre le parcours vers l’œuvre, mouvement qui en elle tend à l’accomplissement – ou qui la voue à l’inaccomplissement. Au-delà de la précision et la profondeur de ses analyses, il y a dans le chemin proposé par Zuccarino le charme d’un questionnement implicite que la juxtaposition des textes proposés est capable de révéler. Toutes ces études (déjà parues ailleurs) dessinent un parcours fascinant à travers la deuxième moitié du siècle passé ; elles sont recueillies avec l’intention – comme en témoigne le titre même du livre – de s’interroger sur le « se faire de l’écriture », il farsi della scrittura. C’est l’excellence même de l’écriture française du XXe siècle – Maurice Blanchot, Roland Barthes, Claude Simon, Pascal Quignard, Jacques Derrida – qui est appelée à témoigner de cette dimension matérielle, concrète – physique, physiologique, parfois physiopathologique – de l’écriture en œuvre, de l’œuvre se faisant et interrogeant son faire.

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Cahiers Maurice Blanchot n° 01

Au sommaire : les cartes postales de Derrida à Blanchot, essais de Jean-Luc Nancy, Didier Cahen, Kevin Hart, textes prononcés lors d’un « Samedi du livre » au Collège International de Philosophie (Gisèle Berkman, Danielle Cohen-Levinas, Leslie Hill, Michael Holland), études (L’Arrêt de mort par Jérémie Majorel, la figure de l’enfant chez Blanchot par Daniel Dobbels, Blanchot contre de Gaulle par Yuji Nishiyama), tribune libre (pensée et écriture par Michel Deguy), note de lecture (les Lettres à Vadim Kozovoi par Serge Zenkine).

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Actes du colloque « Blanchot Romantique »

John McKeane and Hannes Opelz (eds)
A collection of Essays

Peter Lang

ISBN: 978-3-03911-973-8

317 pages
November 2010
 

The work of French writer and essayist Maurice Blanchot (1907–2003) is without doubt among the most challenging the twentieth century has to offer. Contemporary debate in literature, philosophy, and politics has yet to fully acknowledge its discreet but enduring impact. Arising from a conference that took place in Oxford in 2009, this book sets itself a simple, if daunting, task: that of measuring the impact and responding to the challenge of Blanchot’s work by addressing its engagement with the Romantic legacy, in particular (but not  only) that of the Jena Romantics. Drawing upon a wide range of philosophers and poets associated directly or indirectly with German Romanticism (Kant, Fichte, Goethe, Jean Paul, Novalis, the Schlegels, Hölderlin), the authors of this volume explore how Blanchot’s fictional, critical, and fragmentary texts rewrite and rethink the Romantic demand in relation to questions of criticism and reflexivity, irony and subjectivity, narrative and genre, the sublime and the neutre, the Work and the fragment, quotation and translation. Reading Blanchot with or against key twentieth-century thinkers (Benjamin, Foucault, de Man), they also examine Romantic and post-Romantic notions of history, imagination, literary theory, melancholy, affect, love, revolution, community, and other central themes that Blanchot’s writings deploy across the century from Jean-Paul Sartre to Jean-Luc Nancy. This book contains contributions in both English and French.

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